Le conseil d'orientation

Six voix qui n'ont ni le même métier ni les mêmes convictions. C'est le principe : aucun acteur, seul, ne forme une vocation.

Portrait de Sophie Chassat

Sophie Chassat

Sophie Chassat est philosophe et conseil stratégique de dirigeants.

Ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm), agrégée de philosophie, elle débute sa carrière dans l’enseignement supérieur. Aujourd’hui associée du cabinet de conseil Accuracy, elle accompagne les organisations sur les grandes transformations culturelles et sociales à opérer dans les modèles économiques. Sophie est également membre de plusieurs conseils d’administration. En parallèle, elle poursuit une œuvre d’écriture, ses ouvrages interrogeant les ressorts de l’action et de la vitalité individuelle ou collective.

Pourquoi avoir rejoint l'Établi ?

J’ai rejoint L’Établi parce que je crois à la nécessité de lieux où la réflexion peut rencontrer l’action. Les enjeux de formation, de compétences et d’orientation sont aujourd’hui au cœur des transformations économiques et sociales. Ils déterminent à la fois les possibilités d’émancipation des individus et la compétitivité des entreprises.

L’Établi porte l’ambition de créer un espace de dialogue entre des mondes qui se parlent trop peu : l’enseignement, la recherche, l’entreprise et la décision publique. Cette volonté de penser les mutations en cours sans céder ni au fatalisme ni aux simplifications rejoint profondément mes convictions.

Portrait de Faroudja Kicher

Faroudja Kicher

Faroudja Kicher est Directrice des Ressources Humaines au sein d’un grand groupe international et administratrice. Elle a construit son parcours professionnel autour d’une conviction forte : les compétences, l’effort et la capacité d’apprendre comptent davantage que les déterminismes sociaux.

Forte de plus de vingt ans d’expérience dans les ressources humaines et l’accompagnement des transformations, elle s’investit sur les questions d’orientation, d’employabilité et d’évolution des compétences face aux transitions économiques, technologiques et environnementales.

Elle est l’auteure de Pas la gueule de l’emploi, un témoignage qui interroge les mécanismes de la réussite sociale, l’égalité des chances et la place accordée aux talents dans notre société.

Pourquoi avoir rejoint l'Établi ?

J’ai rejoint L’Établi par conviction que la question des compétences est devenue l’un des principaux défis économiques, sociaux et démocratiques de notre époque.

En tant que DRH, j’observe chaque jour le décalage croissant entre les besoins des entreprises, les aspirations des jeunes et les représentations souvent incomplètes qu’ils se font du monde du travail. Dans le même temps, les transitions écologique, numérique et démographique bouleversent profondément les métiers.

Je crois que nous avons collectivement la responsabilité de mieux éclairer les choix d’orientation, de valoriser toutes les formes de talents et de construire des passerelles plus fluides entre le système éducatif et le monde professionnel. L’Établi constitue un lieu privilégié pour nourrir cette réflexion et contribuer à des propositions concrètes.

Portrait de Julia de Funès

Photo : © Hannah Assouline — Éditions de l'Observatoire

Julia de Funès

Julia de Funès est docteure en philosophie, essayiste et conférencière. Titulaire d'un doctorat en philosophie de l'université Paris-Descartes, dont la thèse porte sur l'identité personnelle et l'authenticité, et d’un DESS en ressources humaines (IGS Paris), elle a travaillé 10 ans en entreprise avant d’y intervenir en tant que conférencière. Ses travaux interrogent le sens du travail, les dérives managériales ou encore la question identitaire dans la société contemporaine, et plus globalement toutes les entraves insidieuses à notre liberté. Elle est notamment l'auteure de Socrate au pays des process (Flammarion, 2017), du Siècle des égarés (2022), de La vertu dangereuse (2024) et de Pensées distinguées (2026).

Pourquoi avoir rejoint l'Établi ?

J'ai rejoint L'Établi parce qu’à titre personnel j’estime les personnes qui en font partie, et parce qu’à titre collectif l’irruption de l'IA et la crise de sens qui affecte les métiers rendent urgente une nouvelle façon de former, de transmettre des savoirs, d’apprendre à discerner, à discuter et à entreprendre. C'est ce défi, à la fois intellectuel et concret, qui m'a convaincue d'œuvrer aux côtés de L'Établi.

Portrait de Gilles Babinet

Photo : Alix Debussche, CC BY-SA 4.0

Gilles Babinet

Gilles Babinet est un entrepreneur autodidacte, passionné par la technologie et les enjeux sociétaux, entrepreneur depuis l'âge de 22 ans. Il a fondé huit sociétés dans des secteurs aussi variés que le conseil (Absolut, Laito), le bâtiment (Escalade Industrie), la musique mobile (Musiwave, revendue pour 139 millions d'euros), la co-création (eYeka) ou les outils décisionnels (Captain Dash). Actif dans l'écosystème numérique français et européen, il est coprésident du Conseil national du numérique, où il a notamment contribué à lancer l'initiative Café IA. Il est également Digital Champion de la France auprès de la Commission européenne et membre du Comité IA. Enseignant à HEC et auteur de plusieurs ouvrages, dont "Comment les hippies, Dieu et la science ont inventé internet ?" (2023), "Green IA – L'intelligence artificielle au service du climat" (2024), et tout récemment “Le péril IA - Devenir des machines ou rester vivants ?” (2026). Il accompagne également les organisations dans leur transformation numérique et leurs stratégies autour de l'intelligence artificielle.

Pourquoi avoir rejoint l'Établi ?

Toute ma trajectoire dit la même conviction : on ne transforme pas une société sans transformer la façon dont elle forme et mobilise ses talents. Autodidacte, j'ai appris très tôt que la valeur d'une personne ne se résume pas à son diplôme initial. Si j'ai rejoint L'Établi, c'est pour porter un sujet que je juge décisif et trop souvent négligé : la souveraineté des compétences à l'ère de l'intelligence artificielle. Car notre avenir ne se jouera pas seulement sur la technologie, mais sur notre capacité à former, révéler et faire confiance à tous les talents, d'où qu'ils viennent.

Portrait de Antoine Foucher

Photo : © LEBAN

Antoine Foucher

Antoine Foucher est président de Quintet Conseil et associé fondateur d'Oqtave, première intelligence artificielle entièrement dédiée au dialogue social. Essayiste et chroniqueur aux Échos, il est l'auteur de Sortir du travail qui ne paie plus (L'Aube, 2024) et Le monde de l'après-Covid (Gallimard, 2022). Ancien directeur de cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud (2017-2020), il a également exercé comme directeur général adjoint du Medef et conseiller du ministre du Travail Xavier Bertrand. Administrateur civil de formation, diplômé de Sciences Po Paris et titulaire d'une double licence en lettres et philosophie, il conjugue expertise des relations sociales, pratique du conseil et engagement intellectuel sur les transformations du travail.

Pourquoi avoir rejoint l'Établi ?

Pour réfléchir avec d’autres sur l’avenir du système de formation français, dans un cadre exigeant et rigoureux, avec des points de vue diversifiés, opposés, mais toujours documentés, et avec un souci partagé de l’intérêt général.

Portrait de François Germinet

François Germinet

Mathématicien de formation, François Germinet est professeur à CY Cergy Paris Université. Il y développe une chaire sur la prospective, les imaginaires et les politiques publiques. Il a présidé l'université pendant onze ans (2012-2022), la faisant passer de 13 000 à 26 000 étudiants et devenir un « Grand Établissement » associé à l'ESSEC. Il a co-dirigé la commission formation de France Universités. En 2023-2024, il a dirigé le pôle « Connaissance » du Plan France 2030, déployant le plan « Compétences et métiers d'avenir » (1,5 Md€). En 2025, il était conseiller spécial du ministre de l'ESR.

Pourquoi avoir rejoint l'Établi ?

« Mon expérience val-d'oisienne m'a profondément marqué. Nombre d'étudiants étaient les premiers de leur famille à faire des études supérieures. Ils venaient chercher un avenir — pas juste des connaissances. Une responsabilité ! Nous avons beaucoup développé l'apprentissage, partout, jusque dans les filières où l'on nous disait que c'était impossible.

Aujourd'hui, je suis persuadé que la voie professionnelle est une voie d'avenir. Moi, j'appelle ça « la voie des pros ». Des pros, ce sont des gens sur qui on peut compter, dont on apprécie la qualité du travail, voire qui vous sauvent la vie : comment en est-on arrivé à une vision si péjorative de la voie professionnelle ? Il faut lui donner une voix — et je crois que L'Établi peut la porter ! »